Teenage Mutant Ninja Turtles #1 d’IDW, la review


Après de longues années d’absence dans tous les médias, les Tortues Ninja sont de retour. Avril 2011, Wondercon. IDW et Nickelodeon annoncent avoir acquis les droits de la licence Teenage Mutant Ninja Turtles afin de les faire revenir sur le devant de la scène. Tout commence avec l’été 2011 et une nouvelle série de comics chez IDW, au milieu du relaunch DC attirant toute l’attention.

TMNT 1 Cover Hastings Dan Duncan

TMNT #1, la preview

Guide des couvertures de TMNT #1

L’histoire débute dans une ruelle, avec une opposition entre Splinter et trois tortues (oui, bien 3…), et Old Hob, un chat humanoïde et son armée de loubards le tout avec une narration du maitre rat. L’opposition du félin et du rongeur est classique, et on se doute bien qu’ils ne sont pas la pour prendre le thé. L’affrontement est inévitable, avec bien sûr une consigne de ne porter aucun coup létal. Une bataille bien vite terminée, mais avec un goût amer. La nostalgie est palpable, une tortue est absente, Raphael n’étant plus parmi ses frères.  Une ultime case avec cette dernière, seule, mélancolique et errant dans la rue, puis le décor change, et on découvre nos quatre tortues, dix huit mois plus tôt, dans leur terrarium.

Un centre de recherches, nos quatre tortues, un rat qui se ballade, et une jeune stagiaire, le nom de Général Krang et d’autres connus qui apparaissent, un mutagène, et une stagiaire du nom d’April O’Neil ! En quelques pages, tout le background est posé : pour les fans de la première heure, on retrouve nos repères, et les nouveaux lecteurs ne sont pas perdus par des tonnes de références. Pourtant, voir April avec sa une tenue jaune, ce n’est peut être qu’un détail, mais cela réveille des vieux souvenirs, et le tout avec une coupe de cheveux actualisée ! Tout l’univers des TMNT connu est habilement amené, sans être trop lourd pour un tel relaunch. En une case, la personnalité des quatre tortues qui apparait déjà lors de la première bataille (assez frappant en relisant le single) est décrite, lorsque la jeune chercheuse (comme dans le comics originel, pas reporter dans la série d’animation) leurs donnent un nom. Ce retour au source d’April devrait lui donner plus de consistance,avec un rôle important pour la suite, pas seulement la demoiselle en détresse enlevée par des Ninjas.

Le dessin de Dan Duncan est très bon, et dès les troisième et quatrième page, il nous offre une sublime splash-page nous mettant direct dans l’ambiance. Il travaille certes sur des esquisses d’Eastman, mais il apporte une vraie vie aux reptiles, plus qu’aux humains. Michelangelo, Leonardo, Donatello, et Raphael ne sont pas identifiables par la couleur de leur bandeau, mais par leur arme, et la teinte de leur peau. Le travail de la coloriste Ronda Pattison s’accorde remarquablement avec le dessin, donnant une ambiance un peu sombre à l’ensemble. Ce numéro est le parfait exemple de l’importance du coloriste, un des métiers de l’ombre. Tom Waltz au scénario, également chapoté par Kevin Eastman,  s’en sort plus que bien, saisissant parfaitement ce que doivent être les TMNT. Après son réussi Duke Nukem Glorious Bastard, il s’adapte parfaitement à un univers radicalement différent.

Le calendrier n’était pas des meilleurs pour ce reboot, l’actualité étant principalement trusté par les New 52. C’est pourtant une semaine avant le Justice League qu’il a fait une sortie fracassante, se retrouvant rapidement Sold Out. Et son succès n’est pas immérité. Il alterne moments forts et passages plus calmes servant à poser clairement le background et le futur de la série. Ce titre peut convenir autant aux fans de longues dates des Tortues Ninja qu’aux néophytes. Si vous l’avez raté, jetez vous sur le second printing qui verra peut être de nouvelles variant cover, déjà au nombre de douze.

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