Teenage Mutant Ninja Turtles #43, la review


Le dernier numéro des Teenage Mutant Ninja Turtles laissait dubitatif (voir ici la review), tant il semblait juste donner quelques pistes dans la résolution de certaines intrigues, sans paradoxalement qu’on ait l’impression qu’il se passe grand chose. Une frustration relative, que ce quarante troisième numéro de l’ongoing des TMNT chez IDW efface.

TMNT Cover Conley

Si on avait juste quelques éléments  pour encore préparer Attack on Technodrome, on ne peut être moins dedans que durant ce single qui est un pur concentré d’action comme on avait déjà pu avoir durant City Fall. Le Foot Clan avec Shredder à sa tête arrive donc sur Burnow Island, Krang l’attendant de pied ferme. L’affrontement court mais épique qui s’était déroulé sur le bateau du Général dans le TMNT 37 (déjà dessiné par Cory Smith) reprend ici avec encore plus d’intensité. Shredder qui apparaissait pour le moment surpuissant et intouchable trouve un adversaire à sa mesure, et le stratagème des Tortues pour occuper deux ennemis au dessus de leurs forces est des plus réussis et trouve une vraie raison tactique. Ils peuvent donc tenter d’arrêter le Technodrome, malgré l’absence de Fugitoid au rendez vous.

Le robot est emprisonné avec Baxter Stockman et dévoile sa première identité (le scientifique Chet Allen) pour tenter de s’évader, mais ce n’était sans compter sur le plan de secours de Stockman. Il en appelle à ses Flyborgs (rappelez vous la mini-série Villain qui lui était consacré il y a bientôt deux ans…) pour s’échapper de sa cellule, et tenter de prendre la main sur l’arme de destruction massive de Krang. Il était évident qu’il avait un stratagème pour se sortir de ce mauvais pas, et c’est peut être le seul reproche que l’on pourrait faire dans la narration. Fugitoid peut il réellement être surpris qu’il soit le seul à avoir un plan, et que Stockman le trahisse ? Ce dernier est réellement dépeint depuis son apparition comme un grand manipulateur qui ne voit que ses propres intérêts, et comploter aux dépends des autres est sa vraie nature.

Tout ne se déroule pas sur Burnow Island : les Mutanimals avec Splinter attaquant le repaire des Foot Clan, gardé uniquement par Karai, Hun et quelques ninjas puisque Shredder a amené une grande partie de son armée avec lui. La puissance des mutants est supérieure au Foot, et Slash se fait un réel plaisir de s’occuper de Hun en lui rappelant le traitement qu’il a fait subir à son fils. Pendant la bataille, Old Hob ne se préoccupe que de voler du mutagène, et n’hésite pas ensuite à partir avec son « armée » pour laisser Splinter seul laissant apparaître plusieurs points intéressants. Tout d’abord, le sensei des tortues sauve Mondo Gecko d’une mort certaine, mais ce dernier n’hésite pas à obéir  à son chef et à le laisser dans une mauvaise posture face à Karai malgré une objection de Slash. Ensuite, on n’assiste pas à un simple combat entre Karai et Hamato Yoshi. Il essaie une approche pour la convaincre que son destin n’est pas lié à celui de son grand père. Dans toutes les itérations des TMNT, Karai a toujours eu un liens bec les Tortues, une sympathie, qui faisait d’elle un personnage un minimum ambivalent. Pour le moment, la version d’IDW était simplement celle d’une tueuse loyale. Tom Waltz ouvre ici une porte pour le futur, peut être avec un manque de subtilité qu’on ne lui connaissait pas jusque là.

Attack on Technodrome passe enfin la seconde, pour une deuxième partie d’un arc qui se savourerait cependant bien mieux en recueil. Encore une fois, Tom Waltz fait appelle à notre mémoire en faisant des références à des éléments qui datent de plusieurs mois que ce soient de l’ongoing ou des micro séries. Son univers est maitrisé, tout en étant riche et complexe. Encore une fois, un numéro quasi sans les Tortues Ninja est des plus réussis. La force de cette série ne réside pas uniquement pas dans ses héros. Quand en plus Cory Smith nous fait oublier Mateus Santolouco avec des panels  alternants l’action et des personnages très expressifs, que demander de plus ? Une Ronda Pattison au top, mais pour cela, on est habitué.

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