Teenage Mutant Ninja Turtles #46, la review


Les deux derniers numéros des Teenage Mutant Ninja Turtles ont été forts en sensations avec la mort, puis en fait non, de Donatello. L’ascenseur émotionnel pour le lecteur a été intense pour lancer le rush « final » jusqu’au numéro anniversaire #50. Il fallait maintenant que la narration de toutes les intrigues existantes reprennent le dessus. Et pour cela, on peut faire confiance à Tom Waltz.

Santolouco TMNT 46Liste des couvertures

Preview

Le turtleverse d’IDW est un univers très riche, avec un grand nombre de personnages suivant leurs chemins, que l’on peut ne pas croiser pendant de longs mois et finalement réapparaissent naturellement au coin d’une case. Il peut ainsi être difficile de tous les mettre dans la lumière en leur donnant du temps suffisant dans les pages de l’ongoing (ou des micro/mini séries annexes) tout en faisant avancer l’intrigue principale, surtout quand un grand final est prévu pour le numéro 50, soit maintenant dans un peu plus d’une centaine de pages. Après avoir sorti des radars le Général Krang dans une guerre ouverte à trois factions, puis résolu en un numéro la situation critique de Donatello, Tom Waltz devait maintenant faire avancer d’une case toutes les composantes qui forment échiquier géant de son turtleverse. Ainsi, l’action est mise de côté pour un numéro dense, centré sur la famille (probablement le thème principal de ces TMNT), les relations entre personnages et évolutions des subplots.

Si il a la chance d’être vivant grâce à la technologie des Neutrinos, Donatello a u mal à accepter le nouveau statu quo le concernant. Être en Metalhead et devoir s’occuper de son corps inanimé n’est pas une situation facile à gérer et si ses frères ne peuvent lui apporter du réconfort il trouve des « oreilles » amicales en Fugitoid. Ils ne font pas que partager la même conditions, Donatello trouve enfin une figure de mentor qui lui manquait. Si il a développé un semblant de relation avec Harold, il restait le membre de la fratrie le plus solitaire.

Le Foot Clan tente de se relever sous l’impulsion de Karai avec un discours rassembleur. Pour elle, la situation actuelle est dû à l’inclusion d’éléments extérieures dans leur rang, et la grandeur du Clan passera par l’extermination de ce qu’elle considère comme des parasites. Cela passe par l’élimination du Dr Miller (vu dans The Seret History of The Foot Clan, et réapparu dernièrement) par un de ses assassins, sans savoir qu’il a eu le temps de partager certaines de ses découvertes sur le Pantheon à April. Elle est également bien loin de se douter que dans le même temps Baxter Stockman présente ses installations avec tous ses MOUSERS et FlyBots à Shredder, une collaboration bien loin de sa vision du Foot Clan.

Casey a le droit à un nouveau face à face avec son père, mais la joute sera uniquement verbal cette fois ci. Le leader des Purple Dragons, bien éméché, se rend compte qu’avec la mort de Shredder, il a retrouvé sa liberté et peu mener son clan gang comme il le désire, notamment sans devoir suivre les ordres de tuer son propre fils. Mais Casey ne souhaite pas ce retour vers sa famille de sang, qui agace Hun. L’arrivée d’Alopex et Nobody le fait fuir.

L’action est bien moins présente dans ce numéro des Teenage Mutant Ninja Turtles que dans les précédents, dans une nécessité de faire à la fois redescendre le rythme pour qu’il ne s’emballe pas trop, et également faire avancer les diverses intrigues et se focaliser sur les personnages et leur ressenti face à cette situation. Les tortues ont peu de présence, mais on sent le désarroi dans chaque membre de la fratrie, de manière différente : Leonardo essaie de se comporter en leader avant tout, n’oubliant pas leur mission, Raphael se sent coupable et réagit dans l’agressivité, et Mikey est totalement dépassé, lui qui aspire juste à une vie plus calme et qui se fait remonter le moral par son pote le pizzaïolo Woody. Par ces petites pages d’apparences anodines, beaucoup d’éléments sont mis en avant : la vulnérabilité et la lassitude de Mikey, la relation Alopex/Raph qui ne demande qu’à se développer, tout comme celle entre Fugitoid et Donnie comme indiqué plus haut. La partie avec April et le Dr Miller introduit quant à elle la mini série Casey & April sur laquelle on reviendra dans de futurs billets. La cohérence et l’introduction d’éléments dans le turtleverse se fait toujours de manière très naturelle.

Mateus Santolouco réussit ici un de ses meilleurs singles depuis de longs mois. Ses personnages, déjà très expressifs semblent avoir encore gagnés en détails. Il compense l’absence d’action du single par une grande caractérisation des protagonistes. On arrive à sentir le tiraillement des tortues entre le soulagement de voir leur frère vivant, et la peine et le désespoir qu’il soit dans cet état avec simplement le dessin. Alopex est surement avec Mikey le personnage qui réussit le plus au brésilien, et les plus beaux panels sont surement celles avec le renard arctique. L’artiste se faire même plaisir en reprenant une pose iconique de Batman et Robin de Frank Miller.

En refermant le single et en faisant le bilan de tout ce qu’on a pu lire, il est difficile de réaliser que tout tient dans cette vingtaine de pages. Tom Waltz fait dans le contenu condensé, mais sans aucune lourdeur à la lecture. On pouvait craindre qu’en se rapprochant du numéro 50 fatidique, on se retrouve avec soit du remplissage, soit du bâclage pour être sûr d’arriver au bon timing. Il n’en est rien, et les pièces du grand puzzle s’imbriquent au fur et à mesure. Et la tension ne devrait que monter sur les numéros qui suivent…

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