Teenage Mutant Ninja Turtles #47, la review


La route vers le numéro anniversaire 50 des Teenage Mutant Ninja Turtles continue mois après mois. Le TMNT #46 avait fait avancer les différentes intrigues, et avant la grande bataille attendue dans trois singles, il y a de nombreux points qui vont devoir trouver une résolution. Malheureusement, ce quarante septième opus se trouve entre différentes eaux, entre action et développement narratifs, et pour une fois, peu de surprise.

TMNT Cover 47 SantoloucoListe des couvertures

Preview

Rappelez vous le premier numéro des Teenage Mutant Ninja Turtles d’IDW. Dans les dernières pages, Raphael, qui errait encore seul dans les rues, venait en aide à un ado qui se faisait maltraité par un homme alcoolisé. Presque quatre ans plus tard, il s’est passé énormement de choses dans le turtleverse, mais certaines choses n’ont pas changé, comme la relation entre Casey Jones et son père Hun. De nombreuses fois ces deux se sont fait face, se sont battus, ont tenté de discuter, sans jamais arriver à s’entendre. Depuis, Casey est devenu un vigilante aidant les Tortues Ninja à se battre, son masque sur la tête, et Hun est redevenu le leader des Purple Dragons, aidé par un petit traitement au mutagène. Shredder n’étant officiellement plus à la tête du Foot Clan, Hun pensait ne plus à avoir à tuer son fils, pensait pouvoir former cette famille. Mais le jeune homme ne l’entend pas de cette oreille, et l’affrontement va encore une fois être inévitable. Si Hun a des dizaines d’hommes derrière lui, tout son clan prêt à écouter ses ordres, Casey lui n’a qu’Alopex et Nobody à ses côtés. C’était évidemment sans compter sans le père d’April O’Neil,et Arune (rappelez vous, l’épicier sauvé dans TMNT #45) qui viennent au secours de l’ado. Derrière eux, c’est tout un quartier qui se mobilise pour se battre contre les Purple Dragons. Un feel good moment, un message positif rempli de communautarisme positif pour mettre fin à cet antagonisme entre un père et son fils. Quasiment quatre ans, plus long que n’importe quelle feud au catch. Peut être bien trop long. On peut néanmoins se réjouir que cela ne se termine pas (pour cette fois) par la mort de l’un ou l’autre des protagonistes, et surtout, d’avoir vu Casey pour la seconde fois en peud e temps faire autre chose que se prendre des coups. On a le plaisir également d’enfin retrouver Kara Lewis, aperçu pour la première (et dernière…) fois dans la Micro Serie de Michelangelo. Pret de la moitié de ce numéro est resveré à la conclusion de cette intrigue, et on va pouvoir maintenant se focaliser sur la rivalité entre le Clan Hamato, et le Foot Clan. La mini série Casey & April, amorcé dans TMNT #46, est belle et bien lancée ici avec April qui annonce partir dans l’ouest à la recherche du Pantheon avec Casey qui a besoin de quitté l’air new-yorkais un moment.

La seconde moitié du single va servir à lancer l’action pour la suite, avec un faux rythme dérangeant. Tandis qu’elle essaie d’assoir sa nouvelle autorité, Karai est interrompue par le retour de son grand père Shredder, reprenant évidemment son leadership.Tandis qu’elle estimait que l’honneur du Foot Clan a été bafoué par les étrangers ayant gravité autour, Shredder s’allie a Baxter Stockman pour accomplir l’unique chose qu’il désire : sa vengeance envers Hamato Yoshi. Les tensions entre la chunin et son maître ont souvent été apparentes, mais sont restés latentes. Il est évident qu’elle désapprouve la ligne du Clan, mais son respect de la hiérarchie et paradoxalement, son intégrité, sont plus fortes. Malheureusement comme par le passé, on reste dans le superficielle et cette tension reste accessoire. L’attaque finale des Mousers et des Flybots contre le repaire des tortues a un gout de déjà vu, en plus d’être annoncé depuis quelques numéros.

Mateus Santolouco réussi à adapter son style et à montrer l’étendu de son talent dans ce numéro : une première partie très dynamique, faisant la part belle aux mouvements et à l’action bien supporté par Ronda Pattison à la couleur comme toujours, des découpages de planches très intéressants autour de Shredder qui permettent d’identifier au premier coup d’œil son importance et qui est le maître, pour finir avec des tortues toujours autant expressives. Quelques splashs pages viennent sublimer le tout et tentent de faire oublier  qu’on a déjà vu Shredder majestueux, ou le repaire des Tortues déjà attaqués.

Après l’action, la narration dense, voici un numéro hybride qui peine à convaincre en tant que single à part entière. Beaucoup de déjà-vu, des intrigues qui se résolvent enfin, un découpage du titre en quarte partie immédiatement identifiable (Hub/Casey, April, Foot Clan, tortues) donnant un faux rythme comparé à ce que nous avait habitué Tom Waltz. Sans être mauvais, il s’intégrera bien mieux dans le TPB qu’à la lecture en issue.

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