Teenage Mutant Ninja Turtles #48, la review


Et si l’arc Vengeance était trop long d’un ou deux singles ? Après un quarante septième numéro qui tout en étant bon avait un très fort gout de déjà-vu, ce Teenage Mutant Ninja Turtles #48 est une scène d’action géante porté par un Cory Smith de gala qui fera vraiment regretté son départ chez Marvel. Malgré quelques surprises et informations marquantes, ce single sera comme son prédécesseur, plus intéressants en TPB en lisant la continuité qu’en issue à part entière, tant la suite se fait attendre.

TMNT ongoing 48 SantoloucoListe des couvertures

Preview

Ne vous méprenez pas avec cette introduction : il y a des éléments plus qu’intéressant dans l’écriture de ce numéro. On retrouve les tortues exactement où on les avait laissé à la fin du précédent : dans leur repaire qui se fait attaquer par des Mousers et des Flybots. Les divers affrontements et leur tentative de fuite avec les robots occupent plus de la moitié du single, et sans le talent de Cory Smith, on aurait pu s’ennuyer, car on a déjà eu par le passé chez IDW plusieurs fois cette même situation. La dernière d’ailleurs ne date que de quelques mois, durant Attack on Technodrome. La grande différence cette fois vient de l’artiste, qui arrive à sublimer des scènes d’actions qui sont déjà imprimées dans notre rétine. S’il apporte un dynamisme à couper le souffle (et on peut aussi remercier Ronda Pattison pour cela à la couleur), ses tortues sont autant expressives que celles de Santolouco qui avait pourtant placé la barre très haute. On sent ainsi que la fratrie au départ lutte et se défend, faisant le dos rond, plus qu’elles ne combattent. Et encore une fois, ces splashs pages de Cory, on en redemande… La caractérisation des tortues est encore une fois parfaite, et n’est ce pas là le plus important ?

On aurait pu penser qu’Hun serait hors des radars pendant un moment, mais il n’en sera rien. Son transfert jusqu’au poste de Police se voit interrompu par une belle explosion dû aux Mutanimals qui viennent libérer l’ancien chef des Purple Dragons. Les motivations sont encore vagues, mais Tom Waltz prépare le futur du turtleverse dès maintenant. Cette intervention soulève cependant un élément non évoqué chez IDW. Qu’en est il du regard de la population envers ces mutants qui envahissent leurs rues ? Il serait difficile d’arguer que leur présence est insoupsonnée : des robots qui noircissent le ciel, des morts à tout va en pleine guerre des gangs, des mutants qui détruisent des immeubles entiers, un technodrome qui commence à terraformer la planète… La rencontre entre les parents d’April et Alopex semblait presque naturelle, la présence d’un renard arctique durant l’émeute avec les Purple Dragons, même la Detective Lewis, membre de l’autorité, semble ne pas être perturbé par le fait que son fourgon se fasse exploser par un Bernard l’Hermite et un chat. D’ailleurs, elle avoue à son coéquipier avoir passé 2 ans en couvertures et avoir vu énormément de choses… Espérons que ces zones d’ombres soient utilisées également dans le futur. Quant à la présence de Shredder dans ce numéro, on apprend juste qu’il compte trahir Baxter une fois sa vengeance accomplie, contre toute attente. Ces pages semblent juste être présente pour nous rappeler que Shredder est très méchant et déloyal, si par hasard on ne s’en était pas encore rendu compte après quatre ans.

Les deux derniers numéros auraient pu certainement être regroupé en un seul, plus dense, plus riche, mais qui aurait pu frôler la perfection. Quelques longueurs et déjà-vu ne ternissent en rien la beauté des planches de Cory Smith, qui vous donneront vraiment envie de vous lâcher pour une planche originale (en plus, l’artiste est abordable au niveau tarif…). Mais comme le mois précédent, l’impression de moins bien n’enlève pas la qualité du single, et lire l’arc entier en relié sera à ne pas en douter un vrai plaisir.

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