Teenage Mutant Ninja Turtles Annual 2014, la review


Il s’est fait attendre cet Annual Teenage Mutant Ninja Turtles 2014 ! Prévu pour il y a trois mois, il devait introduire le personnage de Renet afin de lancer la mini-série Turtles in Time. Finalement, la mini a démarré avec une petite note de l’éditeur Bobby Curnow pour expliquer ces voyages temporels, sans en impacter la qualité présente sur les deux premiers numéros. En plus de la cohérence chronologique, il s’agissait également du deuxième numéro entièrement écrit et dessiné par Kevin Eastman himself après l’Annual 2012.

TMNT Annual 2014 Cover Kevin Eastman

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Un single avec Kevin Eastman à l’écriture et au dessin, cela devrait être un événement au milieu des autres publications TMNT de très hautes qualités chez IDW. Malheureusement pour le moment, il n’arrive pas à tenir le niveau qualitatif comparé au reste. Son premier Annual en 2012 était sympathique et sentait vraiment bon le rétro, mais il reste insignifiant dans l’univers d’IDW. Bien évidemment, un Annual ne doit pas être totalement intrusif et ceux qui ne désirent suivre que l’ongoing ne doivent pas être gênés dans leur compréhension de l’univers. C’est le cas pour toutes les Mini et Micro Series depuis le trois ans et demi. Conseillées, leur lecture n’en est par contre pas obligatoire. L’Annual 2012 était peut être le seul single que l’on pouvait considérer comme vraiment accessoire. Dans le numéro Special 30th Anniversary, on a également pu découvrir une petite histoire d’une poignée de pages (originellement publiée dans Hero Comics 2012 d’IDW). Il s’agissait également de la moins intéressante de ce single. Enfin, le co-créateur avait dessiné le numéro 21 intégralement, mais sur un scénario de Tom Waltz.

Depuis leur retour de Northampton, la vie a repris son cours. Donatello améliore la sécurité de leur repaire, Casey et April s’offrent un petit rendez-vous, Leonardo traque le Foot Clan, Raphael patrouille également dans les rues, tandis que Mikey ne peux avoir une activité normale et créé un piège pour que son frère Raph tombe dans l’eau à son retour. Du grand suspense, de l’action, soudainement interrompu par l’apparition de Renet. Cette dernière les téléporte au Nexus, the Center of All Realms, et la fratrie est immédiatement faite prisonnière. Ils font alors la rencontre du guerrier Baltizar qui explique aux tortues qu’ils doivent se battre devant le Concilman Nieli, utilisant ces bagarres comme divertissement. Evidemment, le quatre frères prendront part à ces affrontements pour aider leur nouveau meilleur ami Baltizar, afin qu’il puisse retrouver sa belle Renet. Et pendant ce temps la, Splinter est aux toilettes.

Le premier point marquant est l’aspect graphique, et surtout la colorisation. Afin de trancher avec l’ambiance de la Terre, la couleur est absente et on reste sur des tons noir et blanc pour coller au style si particulier de Kevin Eastman. Si de son côté, il répond aux attentes que l’on pourrait avoir, le choix de ne pas mettre de couleurs dessert la narration. En effet, lorsque les tortues sont faites prisonnières, les gardiens confisquent leurs armes. Dans le style Eastman, les quatre personnages principaux se ressemblent et il devient très difficile de les différencier. Cela ne serait pas préjudiciable si leur personnalité ressortait. Malheureusement ce n’est pas le cas et la confusion est totale pendant toute la lecture, au point de ne plus essayer de les différencier.

Passé ce point graphique, l’histoire pourrait être fun. Mais là encore, le bât blesse. On assiste à un enchaînement de longs monologues des personnages que personne ne semble écouter, puisque les répétitions et même des non-sens sont légions.  Le blabla alterne avec des combats peu intéressants, pour arriver à une finalité sans surprise et peu cohérente. Eastman essaie de nous faire passer une complexité dans l’histoire qui est pourtant des plus basiques. Les redites rajoutent une lourdeur supplémentaire à un récit peu intéressant.

Un Annual entièrement réalisé par Kevin Eastman, c’était très attendu. Avec le report de plusieurs mois, l’impatience était encore plus grande et le résultat bien loin des espérances. Si le dessin si particulier d’Eastman divisera mais ravira forcément les fans, les erreurs dans le choix des couleurs couplées à une narration lourde pour une histoire simpliste. L’arrivée de Renet n’est même plus intéressante puisque la mini-série Turtles in Time touche à sa fin. Le point que l’on retiendra, c’est l’introduction de Battle Nexus dans le turtleverse d’IDW. Mais quand on se rappelle (ou pas…) tous les personnages présents dans son premier Annual en 2012 qui n’ont pas été utilisé par la suite, on peut avoir des sérieux doutes à ce sujet…

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