TMNT Mutanimals #1, la review


Les Mutanimals sont de retour ! Vingt-quatre ans après leur première mini série dédiée dans l’univers TMNT Adventures de Mirage, et des publications soit en série, soit en back-up, IDW relance donc ce groupe de mutants mené par Old Hob par Paul Allor et Andy Kuhn pour explorer et développer certains personnages du turtleverse sans bousculer les événements de l’ongoing et de Attack on Technodrome.

Mutanimals

Preview

Liste des couvertures

Bien que peu présents dans le passé, les Mutanimals bénéficient d’une énorme côte de popularité auprès des fans, et l’annonce de la mini série reçu un accueil des plus chaleureux. Finalement, tous les indicateurs amenaient à la création des Mutanimals et donc quelques singles consacrés à cette équipe : il y a deux ans, Old Hob a recruté Slash dans TMNT#16, puis on le voyait épisodiquement apprendre des éléments sur le mutagène, son fonctionnement, avec toujours cette haine de l’humain qui ressortait. Durant City Fall, il dit ouvertement vouloir créer son armée. Puis il récupère le mutagène, recrute Lindsey, et la suite on la connait avec un affrontement contre Bebop et Rocksteady et la première fois que le nom de Mighty Mutanimals qui apparait. Cette construction lente mais cohérente caractérise bien le turtlevesre d’IDW avec de nombreuses pistes ouvertes qui sont utilisés par la suite, aussi bien dans l’ongoing et donc également pour les Micro Series.

Cette série se situe immédiatement après le quarante troisième numéro de la série Teenage Mutant Ninja Turtles. On retrouve ainsi Pigeon Pete en compagnie de Lindsay, qui se font attaquer. La jeune femme parvient néanmoins à laisser un message à Old Hob pour que ces derniers puissent venir à leur secours. C’est en revenant de leur mission avec Slash, Mondo Gecko, et Herman que le chat mutant découvre l’absence de ses alliés, et ils se lancent alors à leur recherche grâce à une puce GPS qu’il avait implanté à Pete pour éviter toute autre bêtise suite à leur affrontement avec Bebop et Rocksteady.

Les deux captifs sont emmenés dans un laboratoire tenu par Null Group et ils sont accueilli par Jillian, l’ancienne collègue et également ex petite amie de Lindsey qui lui propose de venir travailler avec elle sur le mutagène. Elle était la cible de ce kidnapping et non le mutant. Grace à la puce, Hob, Hermann, Slash et Mondo sauvent Pete avant de lancer un assaut sur les laboratoires pour sauver Lindsey. C’est à ce moment qu’il a des flashbacks sur la période où il n’était que le cobaye de Baxter Stockman. Sa folie prend alors le dessus et il ordonne à son armée de tout détruire en tuant tous les scientifiques. L’exploration du bâtiment donne lieu à la rencontre d’un mutant désirant en finir avec la « vie », Mutagen Man.

L’utilisation des différents turtleverses existants chez IDW continue, et la couverture annonçait l’arrivée de Null en plus des Mutanimals. Null apparaît immédiatement comme une grosse corporation, mais malheureusement sont intégration se fait de manière bien trop abrupte. Si depuis trois ans on a eu l’habitude d’introduction progressive d’éléments parfois réutilisés plusieurs mois (et même plus) plus tard, comme c’est le cas avec ce concept des Mutanimals, leur Némésis Null tombe un peu comme un cheveu au milieu de la soupe. A habituer son lecteur a une grande cohésion de son univers, un petit faux pas se note immanquablement. De simples easter eggs aurait suffi. On apprend ici qu’ils ont aidé le Foot Clan à créer des mutants.

L’apparition de Mutagen Man est le fait le plus marquant de ce premier numéro des Mutanimals. Que ce soit dans la série animée de 87 ou celle de 2012, il s’agissait d’un humain accidentellement transformé en un mutant. Pourtant, le concept initial de Peter Laird appelé The Unkown, en était loin. Il avait créé cette créature en imaginant une mutation raté de nombreux animaux. Hob détestant les humains, il ne pouvait décemment pas sauver un homme muté, mais il ressent de la compassion pour ce « monstre ». Paul Allor réussit à créer un moment très fort en quelques pages avec ce nouveau personnage. De son côté Andy Kuhn montre que s’il n’arrive pas à tenir la comparaison sur les Tortues face aux autres dessinateurs étant passé sur le titre TMNT, il arrive tout de même à livrer une copie parfaite sur les Mutanimals en arrivant parfaitement à retranscrire la personnalité de chacun des membres du groupe.

Si on met de côté l’absence d’intégration du Null Group dans le turtleverse d’IDW de manière progressive, et cette tentative de nous faire passer la pilule qu’ils sont omniprésents, on a encore un premier numéro solide pour une mini-série qui débute de la meilleure des manières. Ces Mutanimals étaient très attendus avec un regroupement de mutants de toutes les générations : Mondo Gecko d’Archie, Mutagen Man du dessin animé de Fred Wolf, Pigeon Pete de Nickelodeon, Hob et Herman d’IDW, avec en plus Slash présent dans de nombreuses itérations et se rapprochant de Tokka du second film. Le côté nostalgique est présent tout en proposant une nouvelle vision des plus réussis. De quoi devenir une des mini-séries les plus intéressantes de l’éditeur dans le turtleverse si la qualité reste au rendez vous.

Laissez un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *