TMNT Mutanimals #2, la review


Les débuts de la mini-série Teenage Mutant Ninja Turtles Mutanimals étaient réussis, avec un premier numéro des plus prometteurs arrivant à se détacher de l’ongoing dès ses premières pages. La suite est dans la même veine : les mêmes atouts, mais également les mêmes petits défauts.

Cover TMNT Mutanimals Bates

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Après s’être échappés des laboratoires de NULL, les Mutanimals se retrouvent dans leur repaire pour un petit moment de détente. Gecko et Herman apprennent à connaître Mutagen Man qui se trouve un nouveau nom, Seymour Guts, pour faire plaisir aux fans les plus hardcore de la série télé de 1987. Cette petite tranche de vie tranche avec la fin explosive et très intense du premier single. Mutagen Man devient immédiatement attachant et pas uniquement le sujet de laboratoire subissant les tests de NULL et souhaitant en finir avec la vie. C’est un personnage qui dès sa deuxième apparition gagne en complexité, partagé entre la vengeance et la volonté d’être un héros au sein de sa nouvelle famille. Le tout avec un Pigeon Pete faisant des apparitions très remarquées sur quelques panels pour apporter de la légèreté quand le ton devient trop sérieux.

Pendant que la majorité des Mutanimals sont à leur QG, Slash et Hob inspectent les défenses de NULL pour trouver un moyen de retourner dans le laboratoire et sauver d’autres mutants potentiels. Devant l’augmentation de la sécurité suite à leur passage remarqué, Hob décide de prendre en otage un scientifique pour un interrogatoire musclé. Quand le chat s’apprête à tuer son otage pour ce qu’il a fait après avoir dévoilé les plans de son boss et la localisation des mutants restants, Slash s’interpose pour le raisonner afin qu’il ne s’abaisse pas à leur niveau, lui rappelant qu’ils sont censés être les gentils et doivent agir comme tels. Slash continuera de remettre en question les choix de son chef quand celui-ci décidera de mener une attaque de front pour libérer les deux mutants encore emprisonnés. L’obtention de capacités intellectuelles grâce au mutagène et aux expériences de Lindsey permet à Slash de ne vraiment pas être que la brute épaisse qu’il était par le passé, et Hob fait de plus en plus penser à un des vilains les plus connus des X-Men : Magneto. Sa race, les mutants, passe avant tout, et il considère les humains comme inférieurs et surtout responsable de tous les maux des siens. Mais cette comparaison est des plus subtiles et Paul Allor en fait vraiment un personnage de plus en plus intéressant. Si Hob est le leader et le premier lien entre tous les Mutanimals, il n’en reste pas moins que chacun arrive véritablement à avoir une personnalité propre, tout en trouvant une place dans le groupe. La personnalisation de chacun ne prend pas le pas sur la cohésion globale, et vice et versa.

Ce single se focalise également sur NULL qui fait passer un entretien d’embauche à Lindsey, sur les recommandations de son ex Jillian. Un des principaux reproches du premier numéro était l’arrivée du Null Groupe dans le turtleverse un peu comme par enchantement. Il était difficile d’envisager qu’un tel groupe, qui semble si implanté dans le monde, n’ait pu être au moins mentionné une fois en quatre ans. Il en résultait une difficulté de s’intéresser au personnage qui doit être le grand vilain de l’arc. Ce défaut est encore présent ici et on se retrouve face au même problème que dans la mini-série Teenage Mutant Nina Turtles/Ghostbusters : le roster est tellement intéressant et dense que la menace paraît fade, comme Chi-You. Jusqu’à présent, Null était reprenté comme une grande chef d’affaires impitoyable, leader d’une multinationale sans pitié et réalisant des expérimentations sur des mutants. Et aussi accessoirement comme une « démone » sans que l’on en sache plus sur ses origines. Son apparition lors de l’attaque du train par les Mutanimals semble juste être faite pour mettre en avant ses pouvoirs surnaturels sans réel apport dans l’histoire. Un  ennemi pour le moment pas à la hauteur des mutants.

Teenage Mutant Ninja Turtles Mutanimals arrive à mi parcours et répond pour l’instant aux attentes. Une série fun, alternant des moments forts en émotion et à portée dramatique avec d’autres bien plus léger, et pas dans une construction basique « 11 pages de déconnade, 11 pages pour avancer l’histoire ». Paul Allor saisit parfaitement tous les personnages et arrive à créer une vrai synergie à ce groupe, immédiatement attachant tout en gardant un brin de complexité à chacun. Andy Kuhn s’accorde avec son scénariste pour offrir une ambiance propre encore plus prenante que leur collaboration sur Utrom Empire, le sujet devant également aider. Si la mini série continue sur cette lancée, on ne pourra alors que regretter que ce ne soit pas une ongoing. La petite surprise sur les deux nouveaux mutants introduits dans le turtleverse également son petit effet et appuie comme il le faut sur la corde sensible nostalgique.

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