TMNT Nickelodeon S01e01 et S01e02, la review


Papa vient de partir au travail, mais il est quand même passé dans ma chambre me souhaiter une bonne journée. Je me rendors. Puis, c’est maman qui vient me réveiller, pour que je puisse profiter du week end. Mon petit déjeuner avalé, je me rue sur la télévision dans mon pyjama à l’effigie de Leonardo. Pour rien au monde je ne raterais ma série préférée : Les Tortues Ninja. Au passage, je récupère quelques jouets dans ma chambre. J’aime bien les avoir dans les mains et mimer le générique. Quelque soit mon âge, j’ai pu voir les nombreuses diffusions : France 2, Canal +, mais c’est lors de son passage sur France 3 que mes souvenirs sont les plus frais. L’épisode fini, je cours dans ma chambre en criant « COWABUNGA ! » jouer avec mon van, mon Triceraton, mon Fugitoid, et toute ma caisse de ces figurines que je chérissais…

TMNT Nickelodeon

C’était le bon vieux temps. Plus d’une quinzaine d’année plus tard, j’ai maintenant dépassé le quart de siècle mais l’impatience est la même. A l’époque, je ne pouvais imaginer que ce dessin animé allait marquer ma vie et qu’il me plongerait dans la fièvre du comics avec les autres séries animées de ma jeunesse (Batman, X-Men, Spider-Man…). Me voila donc devant mon écran, fébrile d’impatience, dans un t-shirt TMNT, et toujours les figurines de la fin des années 80 proches de moi. Cette fois ci, je ne joue plus avec, elles ne servent que de décoration. Je ne parlerai pas de la série animée des années 2000 qui n’a pas eu le même impact sur moi. Mais revenons sur la nouvelle création sur mes mutants préférés.

Après plusieurs mois d’annonces, de teasers, de tournée de promotion par Kevin Eastman himself, la voila enfin. Ce qu’on avait pu en voir était encourageant, mais il nous fallait attendre un épisode entier. Un premier visionnage avec mes yeux d’enfant et de fan, un second avec un regard plus critique. Puis un troisième pour le plaisir…

Nickelodeon commence la diffusion de sa nouvelle série avec un double épisode. Il fallait bien ça pour reposer tout un univers, accrocher les éventuels nouveaux spectateurs, sans bâcler le début. Ils avaient d’ailleurs bien fait les choses avec le premier épisode en preview le samedi, et la diffusion à nouveau du premier et le second qui lui fait directement suite en complétant l’intrigue le dimanche. Mais une journée d’attente, ce ne fût rien comparé à ces derniers mois.

L’épisode démarre par une des scènes vues dans un trailer, le mini tournoi entre les quatre frères. Dès la première scène, le caractère de chacune des tortues est parfaitement mis en avant. Il s’agit d’ailleurs d’un des éléments très réussi tout au long des 40 minutes de visionnage. Même si on revient à la série animée des années 90 et non au comic originel avec quatre bandeaux de couleurs différentes, chaque membre de la fratrie se distingue des autres par sa personnalité, la manière dont il se bat, et également dans son apparence : dent manquante, carapace craquelée, tâche de rousseur… Le soucis du détail est impressionnant. On ne peut pas en dire autant d’April, personnage qui a subit le plus gros lifting autant dans son histoire que son look. Cantonnée à son rôle de demoiselle en détresse qui amène à sa rencontre inévitable avec les mutants, attendons d’en voir un peu plus avant d’être plus sévère sur son cas. Mais après ce premier épisode, les craintes qui existaient à son égard suites aux visuels et à la conférence menée par Kevin Eastman et Rich Magallanes à la dernière Comic Con Parisienne n’ont pas été dissipées. Splinter quant à lui joue parfaitement son rôle de mentor et père, voulant à tout prix protéger ses fils, mais tout en sachant qu’après quinze ans passés dans les égouts ils aspirent à autre chose. Les origines des mutants et de la fratrie sont ici un peu revisitées. Pas de bouleversement à la Michael Bay mais une réécriture intéressante pour donner un coup de peps et de jeunesse à cette histoire connue de tous. Les questions que l’on peut se poser au cours de l’épisode trouvent leur réponse au fur et à mesure, nous donnant toutes les cartes en mains pour cette nouvelle version des Tortues.

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L’histoire est une alternance d’action avec des pointes d’humour très bien dosées. On ne s’ennuie à aucun moment et aucune lourdeur narrative ne vient plomber le rythme soutenu. De leur affrontement en début d’épisode au cliffhanger de fin, les quatre frères vont subir un échec, qui vont les faire revenir plus forts ensemble (tout comme dans le #1 de 1984, et l’ongoing actuel d’IDW, découvrir les Krang (qui sont hilarants), rencontrer April et les plans plus lointains des extra-terrestres, s’initier à la pizza, affronter un nouveau mutant, et j’en passe. On découvre également desflashbacks dans un style 2D assez plaisant pour trancher avec le présent. Du point de vue artistique et graphique, ce relaunch est une réussite totale. On pourrait parler des faiblesses de l’animation et du design d’April, mais la qualité des tortues et notamment des scènes de combat permettent de relativiser ce point. On sent qu’un travail énorme a été réalisé et un soin tout particulier à l’action a été porté pour satisfaire un public de plus en plus exigeant. Il n’y a pas que du vu et de la réécriture d’existant, puisqu’on a également dès le second épisode l’introduction d’un nouveau mutant, qui ne devrait pas être le seul à venir.

Nickelodeon a de plus pris un casting 4 étoiles pour soutenir son nouveau bébé : Jason « American Pie » Biggs (Leonardo), Rob Paulsen (Donatello, mais qui jouait Raphaël dans la série de 87),Sean « Sam Gamegie » Astin (Raphael), Mae Whitman (April), Kevin Michael Richardson(Shredder), Nolan North (The Krangs), des acteurs reconnus devant la caméra pour certains, et dans le monde de l’animation pour d’autres. Pêle-mêle, vous avez déjà entendu ces voix dans Assassin’s Creed, Uncharted, Batman (le second jeu Lego, Brave and the Bold), Metal Gear Solid Twin Snakes, Monkey Island, Ultimate Spider-Man, Young Justice… La liste complète du tableau de chasse de toutes ces voix serait trop longue à réaliser, mais cela vous donne un aperçu de leur carrière, et surtout ne vous étonnez pas si vous avez déjà entendu ces voix par le passé. Ajoutons à cela une bande son géniale ne laissant aucun temps mort, et on obtient un début quasi sans faute.

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Cette nouvelle série s’adresse avant tout aux enfants, mais possède également plusieurs niveaux de visionnage. Les créateurs ont pris soin de distiller bon nombre de références qui raviront les plus vieux, autant aux précédentes itérations des Teenage Mutant Ninja Turtles qu’à d’autres éléments de la culture geek. Comment ne pas avoir le sourire aux lèvres quand Leonardo regarde à la télévision une copie de Star Trek et répète les discours entendu pour motiver son équipe ? Ou à chaque réplique de Michelangelo ? A la vue des premiers trailers, on pouvait craindre que ce dernier tienne le haut de l’affiche au détriment de ses frères, mais l’équilibre est parfait. Chacun apporte sa pierre à ce nouvel édifice qui peut atteindre des sommets vu la notoriété encore énorme des Teenage Mutant Ninja Turtles et la qualité présente pour ces deux premiers épisodes. Quinze ans plus tard, je me suis levé exprès pour regardé un animé TMNT, et le bonheur est toujours intact. Et finalement, je vais quand même aller jouer avec mes figurines…

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