TMNT Turtles in Time #4, la review


Après avoir traversé différentes époques (Préhistoire, Japon Féodal et l’Age d’Or de la piraterie), la mini-série Turtles in Time se conclut avec un passage dans le futur. Paul Allor et Dan Duncan concluent cette Saga avec une vision sombre pour le monde, bien loin de ce que les Tortues connaissaient…

Turtles in Time Petersen

Preview

Lite des couvertures

La fratrie apparaît dans la rue en se tenant prêt au combat, comme à chacun de leur déplacement temporel. Néanmoins, malgré le monde qui les entoure, la présence de tortues géantes ne semble gêner personne. Nos héros se rendent rapidement compte que la présence de mutant est ici commune, et qu’ils n’ont pas besoin de se cacher. Ils en profitent donc pour aller manger un morceau. Une mutante à tête de poisson les accoste en leur expliquant qu’elle souhaiterait devenir une ninja, comme eux. Don lui rétorque qu’elle peut être ce qu’elle veut, et qu’elle ne doit pas écouter ce que lui dit son maître. La discussion prend alors une tournure différente et un gang présent indique aux Tortues qu’ils sont sur Shredder Island avant qu’elles s’enfuient. Renet fait alors son apparition et c’est donc le moment des découvertes et de poser cet univers…

Suite à une guerre, Shredder contrôle l’Amérique du Nord et du Sud, Krang l’Europe l’Asie et l’Afrique, et Baxter Stockman se contente de l’Australie. Les Tortues ont bien tenté une rébellion, mais une seule a survécu : Donatello, qui fait alors son apparition. Renet a réussi à réparer son sceptre de voyage dans le temps et explique que l’Univers essayait de leur apprendre des leçons en les amenant à des périodes cruciales de leur vie. On devra donc se contenter de cette explication rapide comme base de Turtles in Time. Vieux-Don est encore en vie car il a abandonné le combat, ce que ne comprend pas le jeune Don, voulant rétablir la résistance avant de repartir à son époque. Comme l’Univers fait bien les choses, les derniers résistants vont être exécutés sous peu ce qui force la petite bande à intervenir.

Prenez n’importe quel épisode se déroulant dans un futur probable de n’importe quelle série, et vous aurez également la même structure que ce numéro. Le Mal a triomphé, l’espoir n’existe plus, les héros sont indignés, se rebellent, et refont naître la flamme de la rébellion. Ce plot vu et revu n’apporte rien tant l’écriture est ultra classique. Paul Allor montre ses limites, et ses explications sur les voyages temporels aléatoires à base de « quantum particles » et de leçons de l’univers semblent bien trop légères et font perdre de la consistance à l’ensemble. Finalement, on se retrouve à lire un enchainement de petites histoires, chacune centrée sur une des tortues pour qu’elles aient toutes leur moment de gloire avec une alternance single fun/sérieux/fun/sérieux intéressante.. La place tenue par Renet est tout autant anecdotique que dans l’Annual sensé l’introduire.

On retiendra néanmoins  de cette mini-série Turtles in Time quelques éléments qui devraient refaire surface dans l’ongoing : les doutes de Donatello à la fin du quatrième numéro, le teasing sur Letherhead, le dino de compagnie de Raph… On se réjouira également d’avoir revu Ros Campbell et Dan Duncan sur des Teenage Mutant Ninja Turtles, et les couvertures de David Petersen. Mais dans l’ensemble, elle ne restera pas graver dans les mémoires.

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